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Le rapport 2011 sur la pauvreté du Bitouah Léumi - l’Institut National d’Assurance (équivalent de la sécurité sociale en Israël) montre que le nombre de personnes dans le besoin en Israël reste relativement stable, malgré la crise économique.
Il y a 1 651 300 personnes pauvres vivant en Israël, incluant 783 600 enfants.
Jérusalem est la municipalité la plus pauvre du pays.

Le nombre de pauvres en Israël a augmenté de 21.000 en 2011.
Le ministre des Affaires sociales Itzhak Herzog, réagissant aux chiffres publiés sur la précarité en Israël en 2011, a qualifié la situation de "stabilité incertaine". Il a souligné que c'est la première fois en 5 ans que le niveau de vie ne progresse pas dans le pays.
La directrice de la Sécurité sociale israélienne, Esther Dominissini, a déploré que le taux de précarité en Israël soit supérieur à celui de la Turquie et du Mexique.

Le début de la crise économique n’a eu aucun effet sur les chiffres de la pauvreté en Israël, qui restaient inchangés l’année dernière selon le rapport 2011 sur la pauvreté de l’Institut National d’Assurance.

Néanmoins, les données publiées soulèvent une image extrêmement triste : il y a 1 651 300 personnes démunies vivant en Israël, y compris les 783 600 enfants.
Le pourcentage de pauvres en Israël chute légèrement à 23,7 %.
En d'autres termes, près d’un israéliens sur quatre est défini comme nécessiteux.

Selon les fonctionnaires de l’INA, l’influence de la crise, qui a été vue en partie dans le deuxième semestre de 2011, « compense » la hausse des revenus de la première moitié du l'année. Toutefois, de nombreuses familles sont désormais au-dessus du seuil de pauvreté, grâce aux allocations qu'ils reçoivent.

Le rapport révèle que le pourcentage d'enfants vivant sous le seuil de pauvreté est en diminution, ayant été de 35,8 % en 2006, de 34,2 % en 2007 et de 34 % en 2011.

Alors que 17,8 % des familles ayant jusqu'à trois enfants sont sous le seuil de pauvreté, 57.8 % des familles nombreuses (avec quatre enfants ou plus) sont elles aussi sous le seuil de pauvreté.

Une division géographique des résultats montre que le taux de pauvreté a chuté dans tout le pays, à l’exclusion de Tel Aviv et du sud du pays.
Jérusalem est le district le plus pauvre – 32,3% des habitants de la capitale et près de 55% de ses enfants vivent en situation précaire.
(sources : Bureau central des Statistiques).

A cette situation, s'ajoute depuis ces dernières années, des coupes budgétaires pour les raisons sécuritaires, entraînant la réduction voire la suppression d'aides sociales. Diminution du budget d’allocations familiales :

  • Diminution de la durée d’indemnisation des personnes privées d'emploi
  • Suppression de la majorité des stages de réinsertion professionnelle
  • Suppression d’aides gouvernementales accordées aux familles.